Les cauchemars

Les cauchemars

Le fait de dormir représente une étape extrêmement importante de la journée de nos enfants. C’est une période durant laquelle le cerveau sécrète des substances cruciales au bon développement. Les rêves et les cauchemars représentent un autre aspect majeur de cette étape de la journée. Ils servent à digérer les émotions et le vécu accumulés et participent au développement psychologique de l’enfant.

Pourquoi nos enfants font-ils des cauchemars ?

Le sujet des cauchemars est un thème récurent en psychologie. Aujourd’hui, la communauté scientifique s’accorde pour dire que les cauchemars ont une utilité : ils nous aident à “régler” certaines situations de peur.

C’est en rejouant des scénarios en apparence sans logique que notre cerveau (l’hippocampe pour être précis) nous habitue à ces situations et nous permet ainsi de mieux les aborder lorsque nous sommes réveillés. Aussi contre-intuitif que cela puisse paraître, faire des cauchemars nous aide donc à avoir moins peur.

Chez nos enfants, la découverte d’un monde nouveau est très propice à provoquer des cauchemars. Il est donc fréquent que nos enfant fassent de mauvais rêves :

  • lorsqu’ils ont vécu une journée intense et qu’ils ont par conséquent besoin de faire le tri dans leurs nombreuses pensées
  • lorsqu’ils vivent des situations totalement nouvelles (début de l’école, déménagement, …)
  • lorsqu’il se passe quelque chose de traumatisant qu’ils ne comprennent pas complètement (séparation, perte d’un proche, …)
  • lorsqu’ils sont exposé à une stimulation intense attirant toute leur attention (la télévision par exemple peut en être la source)

Quelle est la signification des cauchemars ?

Les psychologues se posent la question de la signification des rêves depuis bien longtemps. L’objectif de cet article n’est pas forcément d’entrer dans un débat d’interprétation, mais plutôt de vous donner quelques directions.

Les rêves et les cauchemars sont une interprétation du cerveau de certains événements et sentiments. Ainsi, contrairement au monde éveillé, la peur, la joie et toutes les émotions prennent une forme symbolique dans nos rêves.

Si le sujet vous intéresse, il existe de nombreux ouvrages sur la question.

A quel âge les cauchemars apparaissent-ils ?

Il n’y a pas d’âge particulier pour faire des cauchemars, même si la période entre 3 ans et 8 ans est en général plus propice pour ce trouble du sommeil. Il est rare que les cauchemars commencent avant 2 ans.

Dans ses premières années de vie, un bébé ne fait absolument pas la différence entre un rêve et la réalité. Il est donc important que vous soyez présents pour le rassurer.

Comment rassurer mon enfant ?

En tant que parent, il n’est pas compliqué de se rendre compte que notre enfant est en train de faire un cauchemar. Les cris et les pleurs viennent en général troubler le silence de la nuit. Le réveil est quasiment assuré.

Lorsque cela arrive, le premier réflexe est de rassurer votre enfant. Prenez-le dans les bras et montrez lui que vous êtes là pour lui.

Dans un deuxième temps, vous pouvez lui montrer que l’événement traumatisant qu’il vient de vivre n’est pas réel. Prenez le temps de lui montrer qu’il est toujours dans son lit, dans sa chambre et que tout va bien. Rappelez-vous que les enfants n’arrivent pas à faire la différence entre un rêve et la réalité, et cela peut être effrayant suivant le contenu d’un cauchemar.

La différence entre cauchemar et terreur nocturne

Les terreurs nocturnes ne sont pas assimilables aux cauchemars. Il s’agit d’une parasomnie (trouble du sommeil) qui n’intervient pas dans la même phase de sommeil. Les terreurs nocturnes arrivent en début de sommeil, lorsque votre enfant vient d’aller se coucher ou lors du sommeil profond. Les cauchemars quant à eux apparaissent plutôt en fin de nuit et lors du sommeil paradoxal.

Un facteur distinctif important est la récurrence de l’histoire que votre enfant joue dans sa tête. Le cauchemar tend à être un événement unique (ou à faible répétition) alors que les terreurs nocturnes sont un événement récurrent.

En règle générale, les terreurs nocturnes sont aussi associées à une amnésie totale du rêve en question, un peu comme pour le somnambulisme. Les terreurs nocturnes toucheraient entre 1% et 3% des enfants.

Rappel : les cycles de sommeils sont divisés en phases qui varient en fonction de l’âge de l’enfant. On distingue le sommeil lent (de l’endormissement au sommeil lent profond), le sommeil paradoxal et le réveil.

Les questions que vous nous posez

Quand consulter un médecin ?

Les cauchemars font partie du développement naturel de l’enfant. Vous devriez consulter un médecin si les cauchemars de votre enfant sont très fréquents et s’ils fatiguent fortement votre enfant.

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